Peugeot Boxer 2,5l TDI – 2001 – 4×4 dangel – nov 2015

1/ Les capacités attendues

  • Une capacité tous chemins : 4×4 non permanent au minimum
  • Une capacité de 4 places assises confortables et permanentes pour les trajets
  • Un couchage pour 4 personnes dans la cellule, si possible permanent
  • La capacité de préparer les repas pour 4: moyen de cuisson, eau potable.
  • Une capacité de conserver des aliments frais pendant 2 jours : réfrigérateur ou glacière à compresseur
  • La capacité de prendre ses repas pour 4 à l’abri dans la cellule: table amovible ou pas, sièges avant pivotants
  • Un usage autorisé toute l’année: chauffage de l’air, isolation de la cellule
  • La capacité de se laver en autonomie : douche, chauffe-eau, capacité en eau
  • La présence de wc permanents
  • La capacité de se raccorder à une source 220 volts ac permettant d’alimenter tous les équipements lors des séjours en camping aménagé.

2/ L’installation d’origine du boxer

La structure de la cellule

Une structure en carré de serrurerie est fixée sur le véhicule en version plancher-cabine et, outre l’ossature de la cellule, assure d’une part la liaison avec la cabine à l’avant et le support des portes arrières. Les cloisons latérales sont constituées de panneaux aluminium-polyuréthane-aluminium de 30 mm. A l’extérieur,  des panneaux en fibre de verre assurent la jonction avec le châssis. Sur la partie supérieure, un toit en fibre de verre renforcé sur certaines parties par des plaques acier vient coiffer la cellule. Il est complété à l’intérieur par une coque en un seul tenant incorporant tous les placards hauts et séparée de la coque extérieure par une  couche de laine de verre d’isolation. Un bac en un seul tenant en fibre de verre assure l’étanchéité du sol. Le panneau arrière qui entoure les portes est en fibre de verre et est fixé à l’armature métallique de la cellule.

La cellule Picot Gruau est initialement équipée des éléments suivants :

– la cellule est isolée de la cabine par une cloison en fibre de verre équipée d’une fenêtre coulissante.

– contre cette cloison, un meuble à tiroirs renferme la batterie auxiliaire et un réservoir jerrican avec pompe immergée pour alimenter un lavabo pliable posé sur la cloison. Un second jerrican récupère les eaux usées du lavabo. En bas du meuble une grille d’aération permet le chauffage de la cellule par un échangeur branché sur une dérivation du circuit de refroidissement depuis le moteur et équipé d’un ventilateur forte puissance.

– la partie centrale de la cellule est laissée libre pour un brancard mobile et les cloisons latérales sont équipées d’un côté d’un meuble de rangement, et de l’autre d’une banquette pliable, installés tous deux au niveau des passages de roues arrière.

– tout le pourtour supérieur de la cellule est équipé de placards de rangement avec portes vitrées et serrures.

– un lanterneau est installé à l’avant de la cellule, et peut servir de sortie de secours avec une vitre entièrement amovible.

Sur le plan électrique et électronique

– la cellule est équipée d’un terminal raccordé à une centrale de gestion installée sous le siège conducteur. Un second terminal est installé sur le tableau de bord, regroupant en particulier la partie commande des avertisseurs sonores et lumineux propres aux véhicules pompiers. Etant passionné d’électronique, j’avais imaginé au départ de mon projet réutiliser tout cet ensemble fabriqué par la société française synergie. Mais face à l’impossibilité  d’obtenir de leur part la moindre info sur le câblage et la programmation de leur centrale, j’ai finalement décidé de ne réutiliser que le faisceau de câbles utilisé pour la gestion de la cellule, après avoir heureusement constaté que quasiment tous les fils étaient repérés par couleur et marquages.

La centrale synergie regroupait les fonctions suivantes :

  • gestion des avertisseurs sonores et lumineux (sirène, girophares…)
  • la gestion des antibrouillards
  • la gestion du chauffage de la cabine (par l’échangeur) avec une commande agissant sur la pédale d’accélérateur
  • la gestion de la batterie auxiliaire
  • la gestion de la ventilation extraction de la cellule
  • la gestion des alarmes de fermeture de portes

– une prise extérieure permet de raccorder la cellule au 220v, et 3 prises sont réparties dans la cellule. La prise extérieure a été remplacée (modèle spécifique aux pompiers) par une embase classique P17, et les prises intérieures ont été conservées avec leurs câbles d’alimentation en 2,5mm2.

– un chargeur de batteries met en charger automatiquement la batterie auxiliaire dés raccordement au 220v

– le coffre extérieur ainsi que la porte de la cellule sont équipés de contacteurs magnétiques permettant une alarme visuelle et sonore en cas d’oubli de fermeture.

– un gros ventilateur est déjà installé sur le plafond, et peut être utilisé aussi bien en extraction qu’en ventilation.

– 6 plafonniers sont installés d’origine sur le plafond de la cellule

– un radiateur avec ventilateur chauffe la cellule à partir d’une dérivation du circuit de refroidissement moteur.

3/ La disposition retenue

Tenant compte des dimensions (longueur sol cellule 3,6m, largeur 2m, hauteur 2m partout) et de la configuration de la cellule, j’ai opté pour la disposition  suivante:

  • A l’arrière, une structure métallique légère en acier supportant 2 lits superposés de 140 x 190 perpendiculaires à l’axe du véhicule occupe l’intégralité de l’espace disponible.
  • Les portes arrières de la cellule (ex-ambulance) ne sont pas condamnées, elles permettent de charger la soute et d’utiliser si nécessaire les deux lits superposées pour entreposer du matériel pendant le roulage.
  • Le lit du bas, a 36 cms du sol, abrite une soute contenant tous les équipements de servitude : réservoirs eaux propres (80 litres) et eaux usées (80 litres), pompe, chauffe-eau… Par ailleurs, il offre plusieurs espaces de rangement accessibles par les portes arrières qui restent ouvrantes.
  • A l’avant de la cellule, une banquette 2 places provenant de la cabine et fixée sur les ancrages d’origine du véhicule permet de transporter 2 passagers. La cinquième place était assurée par un strapontin amovible que j’ai retiré. Un coin repas est constitué par une table utilisable par les deux sièges de la cabine qui sont sur embase pivotante et la banquette. Pour masquer la structure métallique de fixation de la banquette mais aussi héberger le chauffage sur le circuit de refroidissement moteur, une plateforme surélevée est aménagée. Elle permet également de rattraper la différence de niveau entre les planchers cabine et cellule.
  • Entre le coin chambre et la porte d’entrée cellule, un coin cuisine regroupant un emplacement pour une glacière où un réfrigérateur 60cms, plaque de cuisson et évier. L’emplacement du coin cuisine a aussi été déterminé pour être au dessus de l’unique coffre à accès extérieur, ce qui permettra d’y installer le circuit de gaz et de chauffage en minimisant les longueurs des canalisations de gaz.
  • Entre le coin chambre et la banquette arrière, un wc/douche fermé. Souhaitant disposer de l’intégralité de la hauteur de cellule disponible (2m) j’ai installé le bac de douche au plus près du plancher, ce qui m’oblige à utiliser un second réservoir eaux usées spécifique pour la douche et installé en lieu et place de la roue de secours (support de roue de secours construit par mes soins sur la porte arrière). En effet, l’évacuation d’eau de la douche est plus basse que le réservoir eaux usées situé sous le lit inférieur.
  • La cloison entre la cellule et l’habitacle a été découpée, permettant de créer un espace de 4 places assises pour les repas sans prendre davantage de surface sur la cellule.

 

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *